Actualtés locales
Autre Carpentras

Portrait : Moho Chemlakh

Retour Imprimer le contenu de la page (Nouvelle fenêtre) Portrait : Moho Chemlakh Publié le 05 janvier 2026 - Mis à jour le 19 février 2026 Patrimoine - Foire Saint-Siffrein - Information générale - Loisirs - Festivité - Vie citoyenne Moho Chemlakh Moho Chemlakh, carpentrassien par choix depuis quelques mois, est un compositeur et instrumentiste autodidacte bien connu pour ses participations notab

Portrait : Moho Chemlakh

Portrait : Moho Chemlakh

Patrimoine - Foire Saint-Siffrein - Information générale - Loisirs - Festivité - Vie citoyenne

Moho Chemlakh

Moho Chemlakh, carpentrassien par choix depuis quelques mois, est un compositeur et instrumentiste autodidacte bien connu pour ses participations notables au sein de deux groupes emblématiques des années 80 à 90 et non des moindres pour qui fut adolescent pendant ces années-là. Tous se souviennent de Trust et de Pow Wow. Deux groupes aux styles bien distincts. L’un Heavy Metal, l’autre A capella. 

« Moi, j’aime l’opéra. Alors 10 ans à écouter «chanter» Bernie… du coup j’ai quitté le groupe pour d’autres aventures. »

Né à Paris, il grandit à Bagnolet. À peine sorti de l’enfance, bercé par les mélodies de Led Zeppelin comme de Jimy Hendricks ou encore Otis Redding, c’est sa rencontre avec Norbert Krief qui le fera abandonner les aiguilles à tricoter de sa maman (qu’il utilisait en guise de baguettes pour assouvir sa soif de devenir batteur) au profit des six cordes de son instrument de prédilection : la guitare. Copains de collège, les deux larrons vivent leurs vies d’adolescents dans le Paris de la fin des années 70, foisonnantes en créations musicales.

Norbert, plus connu sous le pseudonyme de Nono, s’essaie à ses premières reprises des standards du rock. Après l’avoir vu jouer, c’est pour Moho la révélation : avec un peu de travail et de persévérance, il constate qu’il est possible de reproduire ces lignes mélodiques dont il est fan. Sa première guitare, une acoustique qui ne dispose que de trois cordes sera la compagne de sa première fierté. Après des semaines d’un travail assidu, il montre à Nono ce qu’il est maintenant capable de faire. L’élève a dépassé le maître ! Les mois passent, ils progressent, ils travaillent, ils jouent à droite à gauche et vivent pleinement l’insouciance de leur jeunesse.

Ils entrent dans la cour des grands après l’été 78. Norbert est parti faire une saison au Club Med. Il y rencontre Bernie, la machine est lancée. De retour à la capitale, emballé par les capacités vocales du Sieur Bonvoisin, fan d’AC/DC, il convainc Moho de monter un groupe. Trust est né ! Un producteur, un peu fantasque mais tellement sympathique, a la bonne idée de leur payer 3 jours d’enregistrement aux studios Pathé. L’objectif ? Enregistrer un titre. Sous l’impulsion de Bernie, ils s’attaquent à un morceau d’AC/DC avec des paroles de Bernie : « Sors pas ton flingue ». Le hasard ? Dans les mêmes locaux, un autre studio est occupé. Moho y croise un gars qui lui dit « Hey ! it’s my music ! ». Moho comprend alors qu’il a en face de lui Bon Scott du groupe… AC/DC.
Séduit par leur reprise, il leur propose de faire une première partie, Trust est lancé ! 

Dans les années 90, c’est le fruit d’une nouvelle rencontre qui va le propulser dans un autre univers musical. Il travaillait alors avec un chanteur pour une agence de publicité parisienne. Celui-ci répond à une annonce dans Libération d’un groupe de 3 chanteurs qui en cherchaient un quatrième. Le groupe Pow Wow est né ! Quelque temps plus tard, il deviendra l’arrangeur / chef d’orchestre de ce groupe qui voulait étoffer son répertoire avec des instrumentistes. Des années de concerts, deux Taratata avec Pow Wow doublés d’une belle rencontre avec Bryan May de Queen, et bien d’autres aventures et rencontres musicales plus tard, de Paris à Avignon, en passant par Saint-Tropez, il est séduit par notre capitale comtadine, ses petites boutiques, son art de vivre à la provençale et tout particulièrement son marché. Il y prend ses quartiers en juin 2025.

L’âme du rock coule toujours dans ses veines, il prépare pour le printemps la sortie d’un album blues rock avec cette fois-ci comme compagnons de route, un harmoniciste de génie ; Alexandre Lavroff et Richard Groulx, au chant, qui a triomphé dans le rôle de Johnny Rockfort dans la production québécoise de «Starmania» en 1986, et bien sûr, … ses guitares. Ces trois musiciens, habitent à moins de 30 kms les uns des autres et enregistrent cet album au studio MGO de Vedène ! une production locale en somme. Rendez-vous est donc pris pour le printemps.