3 semaines pour retirer les plantes invasives des étangs de la ville
Le chemin longeant l'étang du stade d'eaux vives est fermé jusqu'au 19 août en raison de l'arrachage de la Jussie, une plante invasive. La Jussie est une plante invasive qui menace les milieux naturels en déséquilibrant les écosystèmes aquatiques. Pour limiter sa propagation, une opération d’arrachage a débuté ce mardi 5 août dans les étangs du stade d’eaux vives et de Champagné. Le mois d’août es
La Jussie est une plante invasive qui menace les milieux naturels en déséquilibrant les écosystèmes aquatiques. Pour limiter sa propagation, une opération d’arrachage a débuté ce mardi 5 août dans les étangs du stade d’eaux vives et de Champagné.
Le mois d’août est une période particulièrement adaptée à cette intervention : la plante est alors pleinement développée, ce qui permet de mieux l’extraire, racines comprises, et ainsi de limiter les risques de repousse. Des filtres ont été installés pour ne pas communiquer avec la Vilaine.
Cette opération, réalisée sur une durée de trois semaines, contribue à préserver la qualité du milieu naturel et la biodiversité des étangs.
Quels sont les désagréments de la Jussie ?
La présence de la Jussie entraîne plusieurs phénomènes :
- Un appauvrissement de la biodiversité locale
- Un manque d’oxygène dans l’eau, nuisant à la faune aquatique
- La production de gaz malodorants par les parties coupées ou mortes qui se décomposent rapidement
- La présence de certains nuisibles, comme les moustiques et autres espèces indésirables
- Une gêne pour les usagers (promenade, pêche, loisirs nautiques)
- Une dégradation du paysage
Une prolifération rapide
La Jussie se multiplie par ses graines, mais surtout par fragmentation : un simple moreau de tige peut redonner naissance à une nouvelle plante. Dans des conditions favorables (eaux calmes, températures élevées, forte luminosité), la Jussie peut doubler de surface en quelques semaines, formant de véritables tapis végétaux à la surface de l’eau.
L'action de la Ville
La forte capacité de prolifération de cette plante empêche sa totale éradication. A la suite de plusieurs recherches et d’échanges avec des communes faisant face à la même problématique, les services techniques ont proposé une intervention.
L’opération, réalisée par une entreprise spécialisée, consiste en un arrachage mécanique, sans recours aux produits chimiques, grâce à un bateau à chenilles équipé d’une grande fourche.
D’un coût de 40 000 € HT, cette action, si c’est un succès, pourra être renouvelée dans quelques années. L’objectif : freiner durablement la prolifération, préserver le plan d’eau, garantir la sécurité et permettre à chacun de continuer à profiter pleinement du site.