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Histoire du Village

Histoire de La Beaume La Beaume, qui s’écrivait autrefois La Balme puis La Baulme tient son nom de la caverne profonde située dans le rocher qui domine le village au Nord et qui s’appelle Beaumette. 1- La Préhistoire On peut envisager que les Préalpes du Sud ont été une des rares régions habitables assez tôt (environ 50 siècles avant notre ère, alors que le reste du département n’était que toundra

Source : La Beaume

Histoire de La Beaume La Beaume, qui s’écrivait autrefois La Balme puis La Baulme tient son nom de la caverne profonde située dans le rocher qui domine le village au Nord et qui s’appelle Beaumette. 1- La Préhistoire On peut envisager que les Préalpes du Sud ont été une des rares régions habitables assez tôt (environ 50 siècles avant notre ère, alors que le reste du département n’était que toundra). De par la configuration du site de notre village qui se compose d’un cirque, abrité des vents dominants, d’une grotte, pouvant faire office d’abri sous roche en hauteur pour se mettre hors d’atteinte des animaux sauvages, d’une rivière poissonneuse et d’alentours giboyeux, le pays a dû héberger des peuplades nomades qui petit à petit ont cherché à s’établir dans des lieux propices à la sédentarisation. On a trouvé dans les environs des percuteurs, des haches et des flèches qui attestent cette présence. 2- Le Monde Antique Plus tard, les peuples s’organisent et le territoire de La Beaume est occupé par les Ligures au cours de leur migration vers le VI° s avant J.-C. Les Ligures, première souche de civilisation, ont inventé la charpente. C’est le chaînon manquant datant des époques où le cuivre, l’étain et le bronze engageront des processus d’échanges et d’expansion. Certains vestiges laissent à penser que des Celtes se seraient installés après les Ligures. Puis les Voconces (fédération de peuples gaulois qui prend un territoire important aux Ligures au IV° avant J.-C.) voisins et adversaires des Allobroges les remplaceront. Une de leurs capitales était Luc-en-Diois, plus importante que Die à l’époque. Hannibal a franchi les Alpes en l’an 218 avant J.-C ., à la tête de 37 éléphants et 38 000 hommes dont 800 cavaliers. Les historiens Polybe et Tite-Live puis Strabon ont décrit cette traversée des Puniques de façon très ambiguë et on ne connaît pas de façon certaine leur itinéraire, mais on peut penser qu’il emprunta le Col de Cabre pour rejoindre l’Italie depuis Valence puisqu’à Aspres on a découvert des ossements d’éléphants. Les combats firent rage et Hannibal perdit jusqu’à mille hommes par jour. 3- Rome En 118 avant J.-C. , Rome obtient le succès final sur les Voconces. En 58 avant J.-C ., Jules César traverse les Alpes pour combattre les Helvètes. Il doit, pour forcer la résistance des Caturiges, rejoindre ses alliés, les Voconces. Un protectorat romain est alors établi sur le versant occidental des Alpes. Ils se seraient installés à La Beaume même, un peu au-dessous du village actuel, c’est-à-dire à l’angle formé par le confluent de Burianne et de Chauranne, dans une étape appelée Cambonum . Ce qui le prouve est l’existence en ce lieu d’un reste assez considérable et bien conservé d’un mur d’enceinte d’origine romaine. De plus, on a trouvé au même endroit, lors de la construction du chemin de fer, des tombes en tuf renfermant de petits vases en forme de coupes, diverses monnaies dont une d’Auguste et une autre de Magnence, des stylets, des fragments de poterie rouge, une pierre gravée du II° siècle représentant Némésis et enchâssée dans un riche bijou de l’époque mérovingienne. Enfin, on voit, dans la plaine qui mène au Villard, un tronçon de l’ancienne voie romaine construite en digue au-dessus des champs. Ainsi Cambonum se trouvait à La Beaume mais s’étendait jusqu’au Villard (villa romaine a donné par contraction Villard), plaine fertile, bien irriguée par de nombreuses sources. Car Jules César offrait à ses loyaux centurions, un domaine dans les territoires occupés pour qu’ils y fassent souche, la meilleure façon de s’annexer durablement la contrée. La découverte de nombreuses amphores au Villard amène à penser que la viticulture était présente dès cette époque et qu’elle faisait l’objet d’un commerce. Pline parle d’un « vin doux » qu’on trouve chez les Voconces et on a trouvé à La Bâtie-Montsaléon une cella vinaria dotée d’un pressoir flanqué de deux espaces de stockage qui ne dépendait pas d’un domaine agricole. Elle était, en même temps, un centre pour les populations rurales qui venaient y vendre leurs productions et acheter ce dont elles manquaient. De plus, au Villard, se trouvent encore des galeries de mines d’argent et de plomb, métaux recherchés pour leurs industries. A La Bégüe (qui signifie abreuvoir), se trouvent les vestiges d’une « villa », dont la partie visible occupe 4 000 m². Elle était au centre d’une entreprise agricole et se composait d’un bâtiment principal et d’une cour au centre précédée d’un portique. C’était une « mutatio », gîte d’étape sur la voie romaine : la via Cottia, de Vologatae (Beaurières) à Mons Seleucus (La Bâtie Montsaléon) par Gaura Mons (Col de Cabre). Près de cinq siècles de paix favorisèrent la romanisation. Dans les montagnes, on pratique une économie autarcique, basée essentiellement sur l’élevage des ovins, fournisseurs de viande, de cuir et de laine ; dans les vallées, se pratique autour des « villae », une agriculture portant sur la culture des céréales, des arbres fruitiers et de la vigne. 4- les invasions barbares Dès le V° siècle , à la chute de l’Empire romain en 476 , des peuplades venues de l’Est (Francs, Burgondes, Lombards, Wisigoths ou Vandales) s’installèrent dans la partie occidentale de l’ancien empire romain. On les appelait les Barbares. Le mot barbare finit même par prendre le sens purement grammatical de brute, sauvage, grossier alors que son sens premier était « qui n’a pas le même langage et les mêmes mœurs que les romains ». Ces peuples n’avaient pas de plan préconçu de conquête : ils se déplaçaient poussés par d’autres peuples, à la recherche d’un endroit où s’installer. La plupart de ces royaumes, après une période d’expansion, s’affaiblirent surtout à cause de leurs divisions et luttes intestines. Dans la première moitié du VII° s , en Arabie, naissait l’Islam. A la mort du fondateur Mahomet, les Sarrasins menèrent une politique de conquête et d’invasion qui commença par l’Espagne puis les troupes envahirent les terres placées au nord des Pyrénées. Dès 720 , remontant la Vallée du Rhône, ils pénétrèrent dans les vallées des Alpes. Ces envahisseurs, se servant des axes déjà existant firent subir des dommages importants aux larges vallées. Les hommes sont méthodiquement castrés, quant aux femmes, elles sont pour la plupart introduites dans les harems d’Afrique du Nord et « servent » à engendrer de nouvelles générations de musulmans. Sous la dynastie carolingienne, notre contrée est victime des incursions dévastatrices des Sarrasins. Lorsque Charles Martel stoppa leur avance à Poitiers, en 732 , il voulut les chasser aussi de notre région. Mais pour beaucoup de seigneurs de celle-ci, les hommes du Nord étaient leurs ennemis et ils préférèrent se joindre aux Sarrasins contre Charles Martel allié aux Lombards. 5- Le Moyen-Âge Le Testament d’Abbon ( 5 mai 739 ) témoigne des époques carolingienne et mérovingienne qui nous firent appartenir au Gapençais au sein du Pagus Vapincensis. À cette époque, l’incapacité du pouvoir royal et impérial à faire face aux invasions entraîne le développement d’une aristocratie militaire qui entreprend la reconquête de la région contre les Sarrasins en apportant sa collaboration à Guillaume I er le Libérateur. Des personnalités marquantes : anciens fonctionnaires royaux et impériaux (les Comtes), riches propriétaires ou dignitaires ecclésiastiques, prennent la défense de la portion de territoire soumise à leur juridiction et de ses habitants : ils en deviennent les seigneurs. Le pays est alors partagé en seigneuries dépendant de familles de l’extérieur : les Mévouillon, les Artaud de Montauban, les Arnaud de Flotte, les Agoult au sud, le Comte d’Abbon au Nord. Guillaume I, le Libérateur, comte de Provence, passa 9 ans à faire campagne pour motiver les Provençaux. A partir de 983 , on chasse désormais méthodiquement toute bande musulmane, petite ou grande. En 990 , les dernières troupes barbaresques sont enfin chassées. Elles ont ravagé la France p

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