Interview Nuits de la Tour
Interview avec Céline Lachambre, présidente des Amis des Nuits de la Tour Est-ce que vous pouvez nous expliquer la genèse de ce projet ? Comment tout a débuté ? Dans les années 80, il y avait des fêtes interassociatives, à la Tour de Moricq avec des animations, des spectacles, de nombreux jeux pour les petits et les grands, un diner champêtre et un grand feu d’artifice. Il y a eu une volonté
Interview avec
Céline Lachambre,
présidente des Amis des Nuits de la Tour

Est-ce que vous pouvez nous expliquer la genèse de ce projet ? Comment tout a débuté ?
Dans les années 80, il y avait des fêtes interassociatives, à la Tour de Moricq avec des animations, des spectacles, de nombreux jeux pour les petits et les grands, un diner champêtre et un grand feu d’artifice. Il y a eu une volonté de la municipalité, sur une idée de Joël Monvoisin, de faire quelque chose au pied de cette tour. Bernard Gaborieau, ancien adjoint à la culture et créateur notamment du festival des Amathéa’Folies a été contacté. Il a souhaité travailler avec Jean-Denis Lachambre, son complice pendant de nombreuses années au théâtre. Ensemble, ils se sont mis à écrire pour proposer un projet. Ils ont également rassemblé autour d’eux une équipe avec les compétences nécessaires. Ils sont notamment venus me chercher en tant que chorégraphe, parce qu’on faisait tous partie d’un réseau anglois de connaissances autour du théâtre. Ils ont lancé une réunion d’information au théâtre qui a fait salle comble. Très vite de nouvelles personnes sont arrivées, des nouveaux anglois également. Le projet a donc été lancé par la municipalité d’Angles avec un premier spectacle en 2019 qui a eu un énorme succès dès le début. Pour gérer ce spectacle, une association a finalement été créée en 2021 : « Les Amis des Nuits de la Tour ».
Pour ceux qui ne sont jamais venus, de quoi parle le spectacle ?
Le spectacle raconte l’histoire de la Tour de Moricq, du Moyen-Âge à la Seconde Guerre Mondiale, basé sur des faits historiques de la grande Histoire de France mais romancé pour les besoins du spectacle. Et dans cette grande Histoire s’inscrit aussi une histoire plus intime, avec le fil conducteur du spectacle : la rencontre entre des gitans et une famille de fermiers locaux, au pied de la Tour. On y présente ainsi des notions de partage, de tolérance et d’union, malgré les différences et cela représente bien les valeurs du spectacle.
Quel message adresserait-on à une personne n’ayant jamais assisté au spectacle afin de susciter son intérêt ?
C’est quelque chose qui n’existe pas ailleurs sur le territoire, c’est l’histoire du Marais poitevin qui est raconté. C’est une histoire originale et c’est également un spectacle de qualité professionnelle même s’il est fait par des amateurs avec un vrai jeu théâtral demandé aux 180 comédiens.
Est-ce qu’il y a des nouveautés par rapport au spectacle d’il y a deux ans ?
Même si la trame générale du spectacle avec la bande-son reste identique, on essaie, à chaque spectacle, de réinventer de nombreuses choses, de faire évoluer chaque tableau. Cette année, on va par exemple se servir de la fenêtre de la Tour qui va être utilisée dans plusieurs tableaux. Il y aura également un nouveau personnage : Richelieu et des nouvelles projections vont également être diffusées en mapping sur la Tour. Sans oublier, une grande scène de la libération qui sera également ajoutée au spectacle regroupant près de 150 figurants.
De nombreux bénévoles participent au spectacle, qu’est-ce que cela implique d’être bénévole de l’association notamment en termes d’investissement personnel ?
Il y a des règles avec notamment la signature de la charte du bénévole. Les gens s’engagent en connaissance de cause. Il faut toujours penser que c’est une aventure collective avant d’être une aventure personnelle.
On pense aux bénévoles sur scène mais il faut aussi qu’on parle de tous les autres bénévoles : les peintres, les accessoiristes, les couturières, les menuisiers, les régisseurs, les personnes au gardiennage, à la restauration ou à l’accueil tribune, à l’accueil parking et à l’espace vente aussi ainsi que les membres du Conseil d’administration qui mènent un travail formidable à mes côtés. Certains ont aussi une double casquette : travailler à l’espace restauration pendant le spectacle et à l’installation des palissades en amont, par exemple. On ne veut pas que ce soit forcément hermétique. L’important c’est que les bénévoles fassent ce qu’ils ont envie de faire.
Puisqu’on parle des bénévoles, quelle est la tranche d’âge des figurants ?
La tranche d’âge des bénévoles se situe entre 5 et 88 ans. C’est vraiment un spectacle intergénérationnel. On y voit aussi bien des ados, jeunes adultes, des adultes, des retraités. On apprend à se connaître, avec des personnes qu’on ne connaissait pas, qu’on n’aurait peut-être jamais croisé autrement. Il y a vraiment un côté aventure humaine. C’est aussi un spectacle que l’on fait en famille. De très nombreuses familles participent : les parents, les enfants, les petits-enfants, les cousins, etc. C’est aussi un véritable mélange social, tout le monde est sur un pied d’égalité.

Vous avez eu certaines déconvenues cette année, notamment au niveau du vol de votre roulotte. Est-ce que vous avez pû pallier ce manque ?
Ça a été un vrai coup dur mais on a eu pas mal de retours, de partage, de compassion sur cette perte. La roulotte est vraiment un élément indispensable du spectacle. On a pû en retrouver une autre mais il nous reste encore à ce jour à trouver des accessoires de gitans qui étaient présents dans la roulotte.
En dehors des périodes de spectacle, quelles sont les activités menées, le reste de l’année et durant les années sans représentation ?
On a un service de location de costumes, de barnums, de friteuses. Il y a beaucoup de choses à louer hors saison. L’année dernière, on a également participé à la Foire exposition des Professionnel