Les fortes chaleurs et la canicule
Chaque individu réagit différemment face à des conditions de température anormalement basse ou élevée. Les réactions à la chaleur d’une personne peuvent varier d’un jour à l’autre. Les personnes âgées et les jeunes enfants sont très vulnérables à la chaleur. Néanmoins, lorsque les conditions climatiques deviennent extrêmes, des dispositions doivent être mises en oeuvre afin d’améliorer les conditi
Chaque individu réagit différemment face à des conditions de température anormalement basse ou élevée. Les réactions à la chaleur d’une personne peuvent varier d’un jour à l’autre. Les personnes âgées et les jeunes enfants sont très vulnérables à la chaleur. Néanmoins, lorsque les conditions climatiques deviennent extrêmes, des dispositions doivent être mises en oeuvre afin d’améliorer les conditions de travail et de vie. Quand un travailleur présente des symptômes ou des signes de malaise causés par la chaleur, il doit cesser son travail immédiatement. Il est donc primordial en périodes chaudes d’être tous vigilants. Le Code du travail ne prévoit pas de limite maximum de température extérieure (la température de l’air se mesure à l’ombre) à partir de laquelle le travail doit être interrompu. La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a émis une recommandation concernant l’arrêt prolongé des installations de conditionnement d’air dans les immeubles de bureau (article R 226). Elle préconise notamment l’évacuation des bureaux au-delà d’une température ambiante de 34° C. L’expérience montre que lorsque la chaleur reste élevée la nuit, > 21°C en continu, lors des premières chaleurs notamment, le corps n’est pas habitué à des températures élevées et la difficulté d’adaptation devient importante pour les personnes. Cela d’autant plus s’il fait très humide, qu’il n’y a pas de vent et que les effets de la pollution atmosphérique s’ajoutent à ceux de la chaleur. L’organisme a un besoin impératif de diminuer sa température corporelle. Il faut donc mettre tous les moyens en oeuvre afin de permettre cette adaptation à la chaleur. LES CONSEILS PRATIQUES INDIVIDUELS – S’hydrater est le premier réflexe à avoir afin de reconstituer les pertes en eau que peut induire la canicule et l’effort physique ; – boire de l’eau. La température idéale est entre 10 et 20°. Ne pas boire glacé. En quantité fractionnée : 50 à 250 ml tous les ¼ d’heure même si l’on n’a pas soif ; – ne pas dépasser 1,5 l par heure ; – en cas de travail physique important : s’hydrater ½ heure avant l’effort et boire de nouveau après 1 heure d’exercice intense ; – les boissons gazeuses, sucrées et alcoolisées sont déconseillées. L’augmentation de l’apport en sel est utile, en dehors des contre-indications médicales. Les boissons isotoniques acides peuvent être efficaces en cas d’effort physique intense et de pertes importantes ; – porter des vêtements légers de couleur claire, amples et permettant l’évaporation de la sueur ; – se couvrir la tête en extérieur. Ne pas courir torse nu ; – se mouiller la nuque et le front régulièrement. Se doucher souvent ; – éviter les repas copieux et les efforts aux heures les plus chaudes pendant les deux heures qui suivent le repas ; – ne pas fumer ; – adapter son rythme de travail selon sa tolérance à la chaleur et organiser le travail de façon à réduire la cadence.